Journée nationale du bretzel
L'histoire du bretzel est aussi tortueuse et fascinante que sa forme. Ses origines entretiennent un lien étroit avec l'Église catholique du VIIe siècle. On pense que des moines catholiques auraient inventé cette gourmandise torsadée, l'offrant en récompense aux enfants qui avaient appris leurs prières par cœur. La pâte était ingénieusement façonnée pour rappeler des bras croisés, symbole de la posture de prière, en faisant un choix parfait pour la période du Carême, lorsque la viande, les produits laitiers et les œufs étaient proscrits. Au XVIIe siècle, le bretzel prend un nouveau rôle en Suisse. Il devient un symbole d'union, présent lors des mariages royaux pour représenter le lien matrimonial. L'expression anglaise « tying the knot » (« nouer le lien ») trouverait même ses racines ici, en référence à la forme entrelacée du bretzel et à son association avec les mains jointes pendant la prière. Aujourd'hui, le bretzel se déguste sous diverses formes, moelleux ou croustillant. On le retrouve dans les stands de fêtes foraines, sur les plateaux de charcuterie, et lors de nombreux événements. Au XIXe siècle, des immigrants allemands introduisirent le bretzel en Amérique du Nord, où il devint un incontournable, particulièrement en Pennsylvanie. L'attachement de cet État pour le bretzel est si profond que la National Pretzel Day fut instaurée en 2003 par le gouverneur de Pennsylvanie, Ed Rendell, pour honorer l'importance historique de cette gourmandise emblématique. Si la Pennsylvanie est réputée pour sa production de bretzels, d'autres villes américaines ont leurs propres traditions bretzeliennes. À New York, par exemple, les vendeurs de rue proposent des bretzels moelleux, un incontournable du rythme trépidant de la ville. Philadelphie, elle aussi, cultive une forte culture du bretzel, souvent dégusté avec de la moutarde.
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