Journée nationale du pain d'épices
Les origines du pain d'épices remontent à l'Antiquité, la plus ancienne recette connue provenant de la Grèce, vers 2400 avant J.-C. Le mot « gingembre » vient du latin « zingebar », désignant à l'origine le gingembre confit, une épice originaire de Chine introduite en Europe via la route de la soie. Le pain d'épices avait autrefois une fonction cérémonielle en Grèce et en Égypte antiques, avant d'apparaître dans les foires médiévales européennes sous forme de biscuits durs façonnés en animaux, en personnages royaux et bien d'autres formes, souvent recouverts de feuilles d'or. L'attachement de la reine Élisabeth Ire pour ces biscuits décoratifs a contribué à leur associer une image d'élégance. Introduit en Amérique par les colons européens, le pain d'épices s'est même retrouvé mêlé à la politique coloniale, figurant dans le premier livre de cuisine américain écrit par Amelia Simmons. L'histoire du « Gingerbread Lafayette » veut que Mary Ball Washington ait servi son pain d'épices au marquis de Lafayette lors de sa visite dans sa demeure de Virginie, ajoutant une touche historique à ce lien avec l'Amérique. L'évolution du pain d'épices se traduit par son passage d'un gâteau moelleux à des biscuits durs et façonnés, reflet des goûts changeants au fil des siècles. La tradition tant appréciée des maisons en pain d'épices à Noël serait née en Allemagne au XVIe siècle, gagnant en popularité après la publication du conte des frères Grimm, « Hansel et Gretel », qui a inspiré des créations toujours plus élaborées, décorées de bonbons. Ces dernières années, les passionnés de pain d'épices n'ont cessé de repousser les limites, jusqu'à une création texane ayant décroché le record du monde Guinness : plus de 18 mètres de long, près de 13 mètres de large et plus de 3 mètres de haut.
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