Journée nationale de la noix de cajou
Le périple mondial de la noix de cajou commence en Amérique du Sud, où son arbre, natif de la région, attira l'attention des explorateurs portugais au XVIe siècle. Ils l'emportèrent du Brésil à Goa, colonie portugaise, amorçant une trajectoire qui allait traverser l'Asie du Sud-Est et l'Afrique. Aujourd'hui, l'anacardier prospère dans les tropiques du monde entier ; parmi les premiers producteurs figurent la Côte d'Ivoire, l'Inde, le Vietnam, le Burundi et les Philippines. Le Ghana, la Tanzanie, la Guinée-Bissau, le Nigeria et la Côte d'Ivoire mènent aussi les exportations de noix de cajou. Au-delà du snack populaire, les cajous jouent un rôle de premier plan dans la cuisine sud-asiatique : currys, douceurs, sauces et desserts. Leur polyvalence s'étend à l'huile, pour la cuisson ou les vinaigrettes, et au lait de cajou, alternative sans lactose. Si les coques sont toxiques, elles trouvent néanmoins leur place dans les industries de revêtements, lubrifiants, peintures et résines. La fragile pomme de cajou contribue aussi aux cuisines et boissons locales. Parmi les curiosités : le plus grand anacardier du monde se trouve au Brésil, couvrant plus de 7 500 m². Les cajous, classés comme graines plutôt que vraies noix, ont une histoire liée à l'herbe à puce et au sumac vénéneux. Les Portugais jouèrent un rôle clé en les introduisant en Inde dans les années 1560, d'où ils gagnèrent l'Asie du Sud-Est et l'Afrique. Des jungles brésiliennes aux tropiques indiens et au-delà, les cajous sont devenus un pilier culinaire de cuisines diverses. En médecine ayurvédique, on les estime pour leurs propriétés stimulantes, régénérantes et aphrodisiaques.
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